Simple clin d’œil historique, déniché par hasard dans La Revue de Terrebonne d’octobre 1961. Mais cela m’a amené à me questionner (et à vous livrer le fruit de mes recherches) : D’où vient l’idée d’interdire les tavernes aux femmes?
Depuis 1937, suite à une loi votée par le gouvernement de Maurice Duplessis, l’accès aux tavernes leur était interdit. En 1981, plusieurs tavernes ouvrent leur porte aux femmes (celles ouvertes avant 1979 pouvaient encore légalement refuser les femmes). Mais ce n’est qu’en 1986 que le gouvernement du Québec force toutes les tavernes à souhaiter la «Bienvenue aux dames». «Pour Jacques Lacoursière, c’est le déclin de l’influence de l’Église, amorcé dans les années 1960, qui a permis aux femmes d’avoir leur place au bar. «À partir de là, la mixité n’était plus aussi mal vue, dit-il. Auparavant, l’Église déconseillait fortement aux femmes de fréquenter ces endroits.» (1)
Quand à la Taverne du Boulevard, elle a toujours pignon sur rue, à Ste-Thérère, mais sous le nom de «Brasserie du Boulevard». C’est d’ailleurs une conversion qui s’est produite pour de nombreuses tavernes suite à l’admission des femmes dans les tavernes et à l’ouverture des brasseries (lieux mixtes, où l’on pouvait aussi manger).
Et pour finir sur une note plus festive et plus locale, une des plus vieille tavernes en Amérique du nord est certainement celle de Jos Dion, à Québec, en opération depuis 1933.
Pour en savoir plus :
(1) François Drouin et Yves Lille, «La taverne québécoise : histoire d’un commerce en voie de disparition» Cap-aux-Diamants : la revue d’histoire du Québec, vol. 1, n° 2, 1985, p. 32-34.
(2) Myles, Brian, in : Le Devoir, 22 juillet 1994
(3) Blogue de Patrick Bellerose, «Ladies’ nights»