Dans le cadre d’une «rencontre professionnelle en muséologie», tenue vendredi le 22 février au LAMIC*, à l’Université Laval, j’ai eu l’opportunité d’entendre Mme Jennifer Boyes-Manseau, directrice artistique de la troupe de théâtre Dramamuse. J’étais très curieuse d’entendre sa conférence et plutôt sceptique quand j’ai reçu l’invitation. On y mentionnait que la troupe «a comme premier mandat d’interpréter les collections du Musée, grâce à de courtes pièces et à du théâtre interactif». Mais, comme le disait le Capitaine Bonhomme, «les sceptiques seront confondus»!!

 

 

 

 

Donc, j’ai bien apprécié la conférence de Mme Boyes-Manseau, qui a su me convaincre du sérieux et du bien-fondé du travail accompli par sa troupe de théâtre muséal, en résidence depuis 1989 au Musée canadien des civilisations. Au début, la troupe présentait de courtes pièces de théâtre, en lien avec une exposition, dans un lieu dédié, à un public de visiteurs assis et passifs. De plus en plus, elle s’est orientée vers du théâtre interactif, associant un personnage à chaque section de la salle du Canada. Cette formule présentait cependant ses limites lorsque le visiteur n’entre pas dans le jeu de l’interactivité. Actuellement, l’animation théâtrale proposée est de type hybride, c’est-à-dire qu’elle combine de courtes scènes de théâtre écrit, et de l’improvisation théâtrale avec les visiteurs. Cela permet de respecter les besoins des visiteurs d’être passifs (d’uniquement observer) et à d’autres d’être actifs, et d’interagir avec un ou des comédiens.

 

 

 

 

Jennifer Boyes-Manseau n’était pas peu fière de nous mentionner que Dramamuse est intégré au processus de création et de renouvellement des salles d’exposition, même quand la troupe n’aura pas d’interaction prévue. C’est effectivement une expertise qui semble précieuse puisque comme les guides-interprètes, les acteurs rencontrent les visiteurs au quotidien. De plus, la directrice de la troupe a beaucoup insisté sur l’équilibre recherché, dans ses créations, entre l’excellence en muséologie, et l’excellence en théâtre. Ainsi, pour elle, il ne s’agit pas seulement de mettre un costume mais bien de créer (ou recréer) un personnage sur une recherche historique approfondie, et de bien l’ancrer dans son époque et son milieu social. L’authenticité est donc un mot-clé essentiel pour Jennifer Boyes-Manseau. Et, à mon avis, c’est grâce à cette intégrité, à cette recherche d’authenticité et à sa passion que Dramamuse s’est forgé sa crédibilité.

 

Pour consulter la page web de Dramamuse

 

Pour en apprendre davantage sur l’International Museum Theatre Alliance (IMTAL) , a non-profit organization dedicated to promoting theatre as an interpretive technique in cultural institutions

* «Le LAMIC (Laboratoire de muséologie et d’ingénierie de la culture) est un laboratoire spécialisé en muséologie expérimentale prenant appui sur les technologies de l’information et de la communication (TIC). Il s’agit d’une plate-forme de télécollaboration qui explore les relations entre l’objet, le visiteur et l’espace en contexte muséal.» Il est situé à l’Université Laval, dans le pavillon Casault. 

Dans le cadre des fêtes du 400e anniversaire de la ville de Québec, Franco Dragone propose “le potager des visionnaires”, événement qui se déroulera au Musée de la civilisation de juin à septembre. Son idée est d’installer des jardinières de béton remplies de fleurs, de légumes et de fines herbes sur le toit du musée. Un éclairage, différent de jour et de nuit, viendra compléter la mise en scène. Un guide spécial appelé “nautonier”, sorte de marin ou de passeur nautonier, sera chargé de l’accueil et de l’animation du site. Enfin, un “puits des visionnaires” permettra au visiteur d’échanger, de se recueillir et de réfléchir à son expérience.

Cette idée d’un jardin en ville peut sembler banale mais son créateur cherche plutôt à sensibiliser les visiteurs à l’importance et à la rareté de l’eau potable. C’est en quelque sorte, un “statement” écologique. Franco Dragone explique son intention: «j’ai voulu poser un geste tendre, fort et subtil à la fois et, je l’espère, plus parlant que de longs discours moralisateurs. C’est une démonstration plutôt qu’un message. Je veux simplement dire que si l’homme peut détruire la planète, il ne faut pas oublier que c’est ce même homme qui l’a faite aussi belle.»

Évidemment, une programmation complète l’installation. Ainsi, par exemple, un concours d’arrosoirs farfelus et de vire-vents est actuellement organisé. Des semences seront distribuées lors de la Jour de la terre (le 22 avril), un Grand Marché public se tiendra à la fête du Travail et une fête autochtone se déroulera à l’Action de grâces. Sans compter les conférences, ateliers et dégustations …

J’ai très très hâte de voir cette belle installation, et surtout d’entendre les visiteurs en discuter entre eux. C’est un rendez-vous, à partir du 6 juin, sur les toits du musée!

Pour consulter le site web du Musée consacré à cet événement 

L’Histoire peut jaillir de n’importe où, vraiment! Un article de Isabelle Audet, paru dans La Presse en octobre 2007, nous explique enfin pourquoi il existe différentes sortes de vis, et donc pourquoi notre coffre à outils doit être garni d’autant de tournevis. Ainsi, on y apprend que la vis “de fixation” est une invention de la Révolution industrielle; elle fut d’abord fabriquée avec une seule fente, mais comme tous les bricoleurs savent, ce n’est pas tellement pratique pour visser. Et puis, en même temps que le canadien Peter L. Robertson inventait une vis carrée, un américain créait une vis à tête en étoile. De nos jours, nous devons encore composer avec ces multiples inventions…

Pour lire l’article de La Presse: http://montoit.cyberpresse.ca/renovation/les-bons-outils/200707/30/01-870661-tete-carree-plate-ou-etoile.php 

Des lectures complémentaires nous apprennent qu’Archimède est le premier à avoir utilisé le principe d’une vis (La vis d’Archimède servait à puiser de l’eau.) et que la vis fut aussi étudiée par Léonard de Vinci… Je vous propose deux sites web pour compléter «l’étude historique» de la vis:

J’aime bien les articles du Devoir parce qu’ils abordent des sujets variés et réussissent à traçer un portrait global de la situation qu’ils décrivent.

Ainsi, nous apprenons qu’en offrant la gratuité dans toutes ses salles cet automne, le MBAM a doublé la fréquentation de ses expositions. Je serais curieuse de savoir si plus de gens (des “clients” différents) ont fréquenté le MBAM ou si ce sont les mêmes visiteurs qui sont revenus plus d’une fois… Peu importe, je crois que l’on peut parler d’un succès face à cette bonne idée.

Bien que cette situation soit temporaire pour ce musée, cela m’amène tout de même à me questionner sur le frein à l’accessibilité que représente la tarification. Beau sujet de réflexion et de discussion …

Pour lire l’article du Devoir: http://www.ledevoir.com/2008/01/09/171172.html?fe=2841&fp=189769&fr=60891

Photo de famille devant une sculpture de glace du “parcours”Après la soirée passée en sardine les pieds dans la neige devant le parlement à regarder de petits écrans pour le spectacle du coup d’envoi du 400e anniversaire de Québec, j’avais décidé de donner une seconde chance à l’organisation. J’avais bien hâte de voir le parcours 400 ans chrono, surtout qu’après en avoir lu le scénario, j’étais titillée de voir ce que ça donnait, en vrai. Arrivés sur place vers 19h30, nous constatons qu’il y a une file d’attente, et quelle file: les gens sont patiemment enroulés autour de la Fontaine de Tourny! Nous rejoignons la fin de la file pour apprendre que nous ne pouvons plus nous y joindre car le parcours fermera avec les dernières personnes présentes. Quelle déception! Et nous ne sommes pas les seuls à «virer de bord» ainsi. Nous avons finalement marché le parcours à partir de l’extérieur des barrières anti-émeutes, mais de cette façon, peu de scènes nous sont accessibles. Mon grand garçon de 6 ans est doublement déçu. Nous avons entr’aperçu la zone de l’incendie et celle du clocher. Puis, en descendant, nous avons finalement pu entrer au Parc de l’Artillerie, afin de danser et de participer à cette dernière partie de l’activité. Au moins, mes deux garçons se sont un peu réchauffés.

 

Pour reprendre le sujet de mon titre «quand les muséologues et les récréologues restent au chômage», ma déception face à cette activité à laquelle nous n’avons pu participer, est liée au fait que ces professionnels, habitués à organiser des activités de différente envergure, sont habitués de prévoir des plans de contingence afin de faire face à la musique. À quoi ça sert? Et bien ils auraient pu suggérer d’engager des amuseurs de rue ou planifier un spectacle pour distraire les gens dans la file d’attente. Attendre en file pendant deux heures augmente considérablement les attentes des gens face à ce qu’ils verront une fois entrés. Aussi, les barrières auraient pu être placées de telle sorte que les gens à l’extérieur pouvaient quand même voir certaines activités présentées. Enfin, il arrive parfois, dans les musées, que les heures d’ouverture sont prolongées afin de permettre à plus de gens de voir des expositions très populaires. Gérer le succès et la popularité, quel beau défi pour les gens du 400e!! Mais quelle déception de ne pas avoir pu vivre le parcours…

Je suis heureuse de vous souhaiter la bienvenue sur mon blogue professionnel. Bien que déjà titulaire d’autres diplômes universitaires en sciences humaines, j’ai profité d’un congé de maternité pour compléter un DESS en muséologie afin de développer de nouvelles compétences. Par ce blogue, je souhaite demeurer alerte face aux tendances dans le vaste domaine de la mise en valeur du patrimoine, et partager ma passion pour l’histoire et le patrimoine québécois. Espérons que les célébrations du 400e de Québec m’en donneront l’occasion! Ayant toujours eu Québec comme port d’attache, j’y suis récemment revenu, cette fois pour de bon, après un détour par Trois-Rivières, Waskaganish et Montréal. Ayant maintenant adopté le quartier Limoilou, j’ai la chance d’y vivre avec mon chum, mes deux garçons et notre chat.

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